L’IAM Union défend le droit de grève devant le comité législatif chargé du projet de loi C-39
David Chartrand, vice-président général canadien de l’IAM , a pris la parole devant un comité de la Chambre des communes le 20 octobre 2026 afin de présenter la position du syndicat sur le projet de loi C-39 et de soulever des préoccupations quant à ses répercussions potentielles sur le droit de grève des travailleurs et des travailleuses.
Le comité était présidé par James Maloney (Parti libéral) et composé des membres suivants : Parm Bains, Caroline Desrochers, Emma Harrison, Mike Kelloway, Tim Louis et Danielle Martin (Parti libéral); Dan Albas, Jacques Gourde, Philip Lawrence et Branden Leslie (Parti conservateur); ainsi que Gabriel Ste-Marie (Bloc québécois).
Chartrand a averti que le projet de loi officialiserait le pouvoir du gouvernement fédéral d’intervenir dans les conflits de travail, notamment en obligeant potentiellement les travailleurs et les travailleuses à reprendre le travail et en renvoyant les différends à l’arbitrage exécutoire. Il a souligné que la possibilité de déclencher une grève est essentielle pour obliger les employeurs à négocier de bonne foi et qu’accorder au gouvernement davantage de pouvoir pour mettre fin aux arrêts de travail risque d’affaiblir le pouvoir de négociation des travailleurs et des travailleuses.
Au nom de l’IAM, Chartrand a également souligné l’appui du syndicat à plusieurs mesures importantes du projet de loi, notamment le maintien des droits et des conventions collectives des travailleurs et des travailleuses contractuels des aéroports et du transport aérien lors d’un changement de fournisseur, l’arbitrage de la première convention collective et le renforcement des mesures contre la négociation de mauvaise foi, le vol salarial et la classification erronée des travailleurs et des travailleuses.
Le comité a également entendu plusieurs leaders syndicaux, dont Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada (CTC); Mark Hancock, président national du Syndicat canadien de la fonction publique (SCFP); Tom Doran, président de l’International Longshore and Warehouse Union Canada; et Tim Perry, président d’ALPA Canada.
Chartrand a toutefois insisté sur le fait que ces améliorations ne doivent pas se faire au détriment des droits fondamentaux des travailleurs et des travailleues. L’IAM a demandé au comité de limiter le recours à l’article 107 du Code canadien du travail, de garantir l’indépendance du processus de médiation, de préserver le rôle des syndicats dans les demandes d’accréditation géographique et de maintenir les mesures qui renforcent la protection des travailleurs.
» Le projet de bâtir un Canada fort doit aussi signifier des conventions collectives solides et de fortes protections pour les personnes qui font le travail. Un Canada plus fort et plus indépendant doit se bâtir avec les travailleurs, et non au détriment des droits que des générations de Canadiens se sont battues pour obtenir « , a déclaré Chartrand.
L’IAM continuera de défendre le droit de grève, la négociation collective équitable et des protections solides pour les travailleuses et travailleurs partout au Canada.
