L’IAM exprime ses préoccupations concernant le projet du gouvernement fédéral de privatiser les quatre plus grands aéroports du Canada
Le jeudi 5 novembre 2026, le gouvernement Carney a dévoilé son « Budget 2026 : Maîtres chez nous », dans lequel il a fourni davantage de détails sur son projet de privatisation des quatre plus grands aéroports du Canada.
Le budget propose de solliciter des investissements privés dans les quatre plus grands aéroports du pays par l’entremise de concessions d’exploitation à long terme. Selon ce modèle, des investisseurs, notamment des fonds de pension, exploiteraient les aéroports pendant une période de 40 à 50 ans, tandis que le Canada conserverait la propriété des terrains et des actifs aéroportuaires (chapitre 1, p. 120).
Le gouvernement fédéral prévoit consacrer 37,6 millions de dollars sur trois ans à l’élaboration du cadre et à la sélection du premier exploitant d’ici le début de 2029. De nouvelles dispositions législatives seront également nécessaires pour mettre ce modèle en place (chapitre 1, p. 121).
Bien que la proposition prévoie certaines protections pour les voyageurs, elle ne fait aucune mention des travailleuses et des travailleurs qui assurent le fonctionnement de ces aéroports.
« Le gouvernement du Canada n’a toujours pas précisé s’il entend permettre aux investisseurs dans les aéroports canadiens de devenir les employeurs des travailleuses et des travailleurs qui y exercent leurs fonctions. Si cela était permis, nous pourrions assister à une course vers le bas en matière de salaires et de conditions de travail, mettant en péril les emplois des travailleuses et des travailleurs actuels et futurs des aéroports. L’IAM demande au gouvernement du Canada de clarifier ses intentions et de tenir compte des répercussions potentielles de ses plans sur les travailleuses et les travailleurs partout au pays », a déclaré David Chartrand, vice-président général canadien de l’IAM.
David Chartrand a poursuivi : L’IAM continuera de faire pression sur le gouvernement afin d’obtenir des garanties concernant les emplois, les salaires, les régimes de retraite et les droits de négociation collective des travailleuses et des travailleurs des aéroports, quel que soit le modèle de concession retenu. Nous exigeons également que ces protections soient inscrites dans la loi dès le départ. »
L’IAM représente le plus grand nombre de travailleuses et de travailleurs dans les aéroports canadiens.
D’autres renseignements et mises à jour suivront au cours des prochaines semaines.
