Réflexion sur l’intelligence artificielle en milieu de travail
La Fédération des travailleuses et des travailleurs du Québec (FTQ) a réuni des militantes et militants syndicaux ainsi que des spécialistes pour deux journées de réflexion sur l’intelligence artificielle en milieu de travail. Les discussions ont porté sur son utilisation et ses répercussions sur l’organisation du travail, la surveillance des personnes salariées, la santé et la sécurité, les relations de travail ainsi que les enjeux sociaux et environnementaux.
Animée par Lucie Enel, du Service de la recherche de la FTQ, cette rencontre visait à mieux comprendre les transformations en cours et les changements qu’entraîne l’arrivée de l’intelligence artificielle dans nos milieux de travail. Elle avait également pour objectif de dégager des pistes d’action afin de protéger et de faire avancer les droits et les intérêts des travailleuses et des travailleurs.
Les participantes et participants ont pu compter sur l’expertise de plusieurs spécialistes, dont :
- Gaëlle Laperrière, chercheuse postdoctorale en informatique à l’UQAM;
- Julien Thibault, avocat chez MMGC;
- Nathalie Blais, conseillère syndicale au Service de la recherche du SCFP;
- Julie Garneau, professeure au Département de relations industrielles de l’UQO;
- François Kamoureux, président du Comité consultatif du travail et de la main-d’œuvre (CCTM);
- Dalia Gesualdi-Fecteau, professeure à l’École de relations industrielles de l’Université de Montréal et directrice du Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT).
Un constat important ressort de ces échanges : l’intégration de l’intelligence artificielle en milieu de travail doit être encadrée par des balises claires. Les travailleuses et les travailleurs, de même que leurs syndicats, doivent avoir leur mot à dire dans les décisions concernant l’implantation et l’utilisation de ces technologies. Une véritable consultation des travailleuses et des travailleurs, des syndicats, des employeurs et des gouvernements est essentielle pour veiller au respect de leurs droits, de leurs intérêts et de leur bien-être.
